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Politique de recherche

La politique de la recherche de Sciences Po Lyon, développée en synergie avec les laboratoires sous tutelle et dans le cadre de la politique scientifique de l’Université de Lyon et de l’IDEX Lyon, s’articule autour de deux grands axes prioritaires :

 

► Axe "Villes : gouvernement, société, représentation"

Cet axe vise à soutenir des recherches pluridisciplinaires mobilisant des regards de science politique, de sciences de l’information et de la communication, d’histoire, d’économie et de droit sur des questions majeures de nos sociétés urbaines contemporaines, que ce soit dans le contexte français ou dans d’autres pays. Les évolutions des espaces urbains nécessitent en effet d’être abordées sous des angles disciplinaires conjoints, à même d’éclairer les intrications étroites entre, par exemple, les gouvernements urbains et les usages, les mobilités et les représentations, les appropriations et/ou les exclusions sociales, les temporalités des transformations urbaines et leurs effets sur les ensembles sociaux, le développement des marketings territoriaux et les concurrences entre espaces urbains. Feront l’objet d’une attention particulière les enjeux liés aux nouvelles formes d’économie urbaine, à la redéfinition des services urbains et des métiers de la ville (en lien, notamment, avec les villes intelligentes, les villes apprenantes, les villes « durables »), aux différentes dimensions de la métropolisation et de la régionalisation, aux mémoires et aux patrimoines urbains, et particulièrement dans une perspective comparée.

 

► Axe "Innovations dans l’action publique"

Cet axe, qui vise également à mobiliser des recherches pluridisciplinaires, interroge les transformations en cours de l’action publique ainsi que ses potentialités. L’action publique contemporaine fait face à une incertitude inédite engendrée par la globalisation des enjeux (particulièrement en terme de sécurité, d’environnement et d’économie). Les Etats redéfinissent leurs modalités d’intervention et soumettent de manière croissante la pérennité de leurs soutiens et de leurs financement à des contraintes d’évaluation, au prix d’une incertitude plus grande pour les acteurs privés et d’effets collatéraux sur la nature de leurs actions. Dans le même temps, les acteurs publics et privés des territoires s’emparent de nouvelles compétences et œuvrent davantage à la régulation des sociétés. L’irruption du numérique bouleverse les formes de la participation citoyenne, transformant le rapport à la démocratie, et dans le même temps les outils numériques sont les vecteurs de nouvelles pratiques collaboratives susceptibles de transformer aussi les modes de l’action publique. Il apparaît enfin une ingénierie nouvelle des politiques publiques mobilisant une variété d’acteurs. Les projets travaillant les multiples formes d’innovations dans l’action publique seront donc bienvenus.